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AGENDA PROGRAMMATION


jusqu'au Samedi 30 Octobre 14h30 - 18h30 sauf le Dimanche
Exposition.
Isabelle Hupfer : Jeter l'encre
Quand on arrive en ville...

De son enfance québécoise Isabelle Hupfer a conservé le goût du large, le besoin des grands espaces et de l'air pur, une attirance vers l'extérieur qui accompagne ses différentes phases de création. Ses fragilités, d'abord cultivées par la danseuse et la juriste, finiront par nourrir l'artiste, du dessin judiciaire à la bande dessinée, au fil d'un parcours accidenté, de friches en galeries, de rencontres en rebonds..


Reflet de six ans de relatif isolement dans une proximité fusionnelle avec la nature, cette sélection résonne comme une restitution de notes intimes en sortie d'un long confinement. Comme il se doit, les oiseaux, la montagne, les femmes et parfois les enfants - notamment « celui en colère qui casse ses jouets », précise-t-elle - se retrouvent au c½ur de cette série. Les vingt-deux dessins présentés relèvent d'un choix minutieux de médium, de format et de support. Sur un papier très fin - « un peu buvard, un peu Japon » - l'encre de Chine parfois mélangée à de la colle impose sa couleur et sa texture dans une unité de forme ouvrant sur la diversité des sujets et des émotions.

À condition que l'observateur accepte de faire le premier pas en offrant un regard pur, sans porter de jugement de valeur, tout un peuple muet et secret se révèle alors dans le mystère de sa vie, avec son vacarme, son mouvement, ses gestes et ses paysages. Une petite société mémorielle active et contemplative, dont ni la chaleur ni même l'éventuelle bienveillance collective ne seront toutefois en mesure de surmonter le vertige de l'identité individuelle qui explose ici comme chez James Agee : « ...but will not, no, will not, not now, not ever; but will not ever tell me who I am. »

Alors qui êtes-vous Isabelle Hupfer ? Sans totalement résoudre l'énigme, cette première présentation marque un retour en ville chargé de sens : porter aux citadins le message de simplicité hérité de Walden ou la vie dans les bois, une douce résistance à la modernité par l'exemple, l'humour et le trait, oser jeter l'encre à l'heure où la liberté de chacun n'est plus qu'un « vide qui hurle ».

Frédérik Brandi
Conférencier et musicographe, directeur du CIAC de Carros.


Le 30 octobre, pour le dernier jour de son exposition, à 18h PERFORMANCE Danse & musique improvisée avec le violoniste, Simon Diego Attal Santos et l'artiste Isabelle Hupfer.
Entrée libre.

jusqu'au Samedi 13 Novembre 14h30 - 18h30 sauf le Dimanche
Exposition.
Serge Maccaferri : Traverser les grilles
Serge Maccaferri vient de loin. Il fait partie de ces artistes qui à la fin des années soixante ne se satisfont plus des espaces préconçus (les formats codés de toile tendue sur châssis) pour envisager la peinture. C'est que le monde a bien changé et les rapports (matériels et imaginaires) que l'on entretient aux espaces physiques et au temps ont été, consciemment ou inconsciemment, perturbés par ses changements. Alors, avant toute action picturale, on nie et défait ces espaces préconçus, devenus obstacle plutôt que promesse, et les matériaux qui le constituaient s'offrent en des allures inédites qui engagent l'acte de peindre et l'objet peinture lui-même de façons aussi inédites..

Serge Maccaferri a entrepris la peinture, littéralement, par la bande. Cette forme sera récurrente dans son travail jusqu'à aujourd'hui (les lattes en bois). En 1969, il les terminait par des flèches incitant le regard à franchir les limites.
Serge Maccaferri, depuis, pousse ou tire - sans doute les deux à la fois - la cohérence de son travail de ce saut de la surface supposée plane où se produit un travail d'une profondeur illusoire, dans la profondeur concrète des matériaux et des espaces physiques qu'elle nécessite. Oui, il s'agit alors de masses, de volumes, d'étendues, de liquidités, de solidités, de gains et de pertes (je me réfère aux travaux où il brûle une partie de troncs ou branches, en recueille les cendres qu'il mélange à l'huile de lin et au siccatif et qu'il dépose sur des papiers couverts d'une fine grille (moustiquaire) ou une toile libre.) en des procédures qui mettent en action la découpe, le pliage, la torsion, l'agglomération, le ponçage, le grattage, le brûlage, l'assemblage, l'accumulation de strates, le coulage de pâtes... On pense alors au remue-ménage que produisent les volcans avec les matières à leurs dispositions.
C'est que Serge Maccaferri a passé sa vie professionnelle rémunératrice à se confronter au bâti. Il était peintre en bâtiment. De là, il tire la plupart de ses modèles, ses « paysages quotidiens » (outils et techniques), pour les transmuter et sublimer dans ce que l'on nomme les espaces symboliques de l'art où ils perdent leur nature première et leur fonction pour en acquérir d'autres. Ils les perdent...mais ne les oublient pas ; leur mémoire, pour un ½il averti, est apparente.
Pour cette exposition, Serge Maccaferri propose un travail où s'opposent formes préconçues et formes aléatoires. Il met en place des trames diverses de grilles (formes préconçues) sur lesquelles il déverse du plâtre préalablement coloré (formes aléatoires). Ce plâtre a les mêmes comportements que la peinture : passage du liquide onctueux à la solidité. Ce plâtre/peinture a une double fonction : ornementale par ses couleurs et ses formes courbes et d'objet de maintien par l'étroite liaison qu'il entretient avec les grilles ; car le plâtre passe à travers les grilles et, lorsqu'il rencontre le support solide recouvert d'une feuille plastique, il déborde derrière les grilles, les enserrant comme un étau.
Notons que ce travail, contrairement aux pratiques courantes, se fait en aveugle car la face qui sera montrée est hors du regard de l'acteur et que le support permettant ce travail, disparaît lors de l'accrochage aux regards, non sans avoir laissé quelques indices de sa présence passée (cela rappelle des pratiques plus classiques comme la gravure ou la céramique)
Ce travail porte la mémoire du tableau classique *: le bois des châssis, l'orthogonalité des angles et jusqu'à la souplesse (la toile) révélée par des plis, ici, ceux d'une feuille en plastique. Il porte aussi la mémoire des plâtriers et des anciens plafonds dont le plâtre était déposé/poussé sur des lattes de bois préalablement fixées.
De toutes ces mémoires se constitue un objet où se greffent les nôtres propres. Un objet qui s'offre à toutes les mises en rapport possibles et toutes les imaginations qu'elles permettent. Il va sans dire que l'induction du moteur à émotions, nous appelle à traverser les grilles.
* Outre l'objet tableau, il poursuit ce qui fut inauguré par Braque et Picasso (l'utilisation d'objets du quotidien comme éléments plastiques constitutifs de l'½uvre) et amplement développé par Kurt Schwitters et l'art du vingtième siècle. Et lorsque je dis que le support a disparu c'est que les objets plastiques qui y sont constitués et déposés n'ont plus besoin de lui pour tenir et exister, ils s'en affranchissent.
Miguel Martin, septembre 2021..


Entrée libre
Vernissage le jeudi 14 octobre de 16h à 21h.

Jeudi 28 Octobre 15h - 21h Livre.
Présentations et dédicaces par les auteurs Marcel Alocco, Alain Amiel, Martine Monacelli, Jacques Simonelli
La galerie Depardieu en collaboration avec L'Enseigne des Oudin, fonds de dotation et les éditions de l'Ormaie vous proposent :
Présentations et dédicaces par les auteurs Marcel Alocco, Alain Amiel, Martine Monacelli, Jacques Simonelli
Entrée libre..

Vendredi 29 Octobre 20h Projection et lecture.
Hommage à Pierre Guyotat : Trou noir, c½ur battant
Lectures de textes de Pierre Guyotat par Paul Laurent
Projection du film de Georges Sammut : « Trou noir, c½ur battant ».


Billeterie : https://www.billetweb.fr/hommage-a-pierre-guyotat-lecture-et-projection.
Samedi 30 Octobre 18h Danse.
Simon Diego Attal Santos : Finissage + Performance de l'artiste Isabelle Hupfer
Danse & musique improvisée
avec le violoniste, Simon Diego Attal Santos et l'artiste Isabelle Hupfer..


Simon Diego Attal Santos
Il a commencé le violon à l'âge de 6 ans, par la suite a fait le conservatoire de Nice et a obtenu en 1998 le 1er prix (musique de chambre et classique) et, possède un diplôme d'études musicales.
L'année suivante, il s'est inscrit à l'école supérieure du conservatoire de la rue de Madrid à Paris, il y est resté deux ans et est revenu à Nice pour y suivre un 3è cycle "jazz et violon baroque".
Il a joué pendant quelques mois dans un orchestre et, a accompagné, notamment la chanteuse Dee Dee Bridgewater avant d'entamer une carrière solo.
Son intérêt pour le métier d'artiste de rue s'est imposé à lui tout comme son goût prononcé pour la musique du monde improvisée.
Il s'est produit, sur le parvis de la Mairie de Paris en 2011 avec le guitariste Jacek Piotrowitz avec lequel il a collaboré par la suite.
Il a joué également avec le percussionniste marocain Medhi Iraqui.
Entrée libre.


La Galerie Depardieu. Galerie, Librairie d'art. Nice

La Galerie Depardieu


Galerie, Librairie D'art

Ouvert du lundi au samedi de 14h30 à 18h30

6, Rue Du Docteur Jacques Guidoni
(ancien Passage Gioffredo)

Nice

Tél. +33 (0) 966 890 274

http://www.galerie-depardieu.com
Site internet

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