La Maison des associations d'Antibes. Centre Culturel. Antibes

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Jusqu'au Mercredi 31 Mai. Exposition
La jeunesse à 400 euros
Visages d'une génération grecque par temps d'austérité. Un projet franco-grec des photographes Antonia Gouma et Nicolas Richen..
Être jeune en Grèce en 2017, c’est grandir dans un pays en ruines, avec l’angoisse de l’avenir et du chômage. C’est aussi, pour les moins de 25 ans, travailler pour gagner les miettes des miettes, soit quelque 400 euros pour un temps plein et parfois 200 euros pour un temps partiel !

Il y a les plus « chanceux » qui, par dizaines de milliers, sont contraints de prendre le chemin de l’exil, comme les jeunes diplômés et les personnels qualifiés. Et il y a aussi ceux qui, tant bien que mal, tentent de s’en sortir dans une Grèce à l’ère de la Troïka, où le taux de chômage s’élève à 50% chez les moins de 25 ans — les plus touchées restant les jeunes femmes. Cette « génération exode », cette « jeunesse à 400 euros » est simplement en quête d’un avenir, d’espoir, d’humanité et de dignité, aussi.

Nous avons voulu raconter le quotidien de ces jeunes souvent partagés entre un sentiment de révolte, de colère et marqués par presque une décennie de politiques d’austérité extrême. Raconter aussi la force et la détermination toujours intactes de ces jeunes, qui continuent de résister et de croire en un autre monde. Notre ambition est bien de lutter contre l’invisibilité de ces visages et de ces vies, sans pour autant avoir l’objectif de dresser un portrait fidèle de la jeunesse grecque.

Au courant de l’année 2016, nous nous sommes plongés dans le quotidien de Sofia Siopi, de Manos Saridakis, de Foteini Papadopoulo, de Zografia Lepoura, de Nikos Androulakis, d’Ilirida Musaraj et de Rania Koutsikou qui ont bien voulu témoigner à travers ce travail photographique à vocation sociale. Ils nous ont tous assuré que la famille, et plus largement les relations humaines, demeurent des phares. Des repères essentiels pour faire face au marasme ambiant et à la menace de la solitude et de la peur.

Notre exposition associe la photographie et les mots marquants qui ressortent de nos rencontres. Elle est également une invitation au débat et à la discussion sur ce que vit la jeunesse grecque, et plus largement le peuple hellénique, cobaye d’expérience de l’ultralibéralisme au sein de l’Union européenne. Dans cette Grèce mémorandienne, le parti néonazi Aube Dorée est la 3e force politique au Parlement. Aujourd’hui, parler d’effondrement du pays, de chaos social et de catastrophe humanitaire ne fait plus partie du registre de l’exagération..


La Maison des associations d'Antibes
Centre Culturel


288, Chemin De Saint-Claude
Antibes